Adrian Rodriguez nous raconte son histoire, de son enfance à la création de Drivn. Derrière une entreprise, comme aime le dire Adrian, il y a toujours un homme et son histoire. Voici celle d’Adrian, fondateur et dirigeant de Drivn.
Pouvez-vous nous parler de vos études ?
J’ai un profil plutôt technique avec un Bac STI, un DUT Électrotechnique, une Licence et un Master en alternance EEA. Cela peut paraître éloigné de Drivn mais, en réalité, j’ai acquis une logique théorique et pratique qui me sert aujourd’hui au quotidien, notamment pour la programmation et le développement informatique.
Mon alternance dans une entreprise spécialisée dans les ponts roulants a été décisive, car j’ai compris que j’étais vraiment fait pour travailler dans un domaine où la technologie et l’innovation sont prépondérantes.
Est-ce que c'est pendant cette expérience que vous avez découvert votre envie d'être chef d'entreprise ?
En réalité, je suis tombé dedans bien avant, dès l’enfance. Mon papa était un entrepreneur né. Il a créé une entreprise de plantes aquatiques jusqu’à devenir le fournisseur d’une célèbre enseigne nationale. Après la fin de cette activité, il fonde en 2000 une boutique de vente de livres d’occasion en ligne.
C’est dans cette entreprise que je l’ai rejoint pour l’aider à la faire grandir et dans l’optique de reprendre le flambeau le moment venu. Dans mon histoire, être un entrepreneur, être un chef d’entreprise, c’est presque une suite logique puisque finalement, c’est ce que j’ai toujours vu…
Je crois que votre maman travaillait dans la comptabilité ?
Pour être exact, mes parents ont travaillé ensemble dans l’entreprise familiale.
C’est plus tard que ma mère a été recrutée par un cabinet d’expert-comptable. Elle intégrait les nouveaux logiciels tout en gérant la relation client. J’étais enfant, mais je me souviens qu’elle passait du temps à expliquer à des chefs d’entreprise le fonctionnement des logiciels de gestion. Elle trouvait des solutions quand ces derniers ne marchaient pas d’une façon optimale.
L’instinct, c’est essentiel pour un entrepreneur.
C’est de là, peut-être, que je tiens mon côté pragmatique et ce besoin de trouver une solution simple à une problématique complexe comme le fait Drivn.
Est-ce qu'on peut dire que Drivn est né de la rencontre de ces deux mondes ?
Je l’ai compris bien après la création de Drivn… Je voyais mon père gérer à l’ancienne, comme s’il pilotait son entreprise en regardant les étoiles quand il aurait pu utiliser un GPS. L’instinct, c’est essentiel pour un entrepreneur, mais se faciliter la vie en utilisant les solutions technologiques disponibles, c’est tout aussi indispensable que ce soit pour optimiser les performances de l’entreprise ou gagner du temps pour profiter de sa vie de famille.
Dans l’optique de succéder à mon père, j’ai cherché à comprendre et à analyser l’histoire de cette entreprise. Évidemment, la gestion à l’ancienne, c’est beaucoup de paperasse et peu de visibilité : c’est à ce moment-là que j’ai commencé à créer des tableaux de bord en reprenant un à un les bilans. Tout s’est éclairé et j’ai compris les orientations, les moments-clés, les forces et les faiblesses…
Grâce à l'utilisation des tableaux de bord ?
Tout à fait ! J’avais devant les yeux des tableaux, des graphiques et des synthèses qui me permettaient d’avoir l’historique en un clin d’œil. J’en ai déduit que si c’était une solution formidable pour comprendre l’histoire d’une entreprise, ce serait aussi un outil stratégique pour la piloter.
J’ai eu un excellent retour des entrepreneurs, mais en plus les banquiers ont vraiment plébiscité ma façon de faire : ils m’ont dit très clairement que ces tableaux de bord pouvaient être des facilitateurs pour obtenir un prêt, mais également pour fluidifier le dialogue, parfois compliqué, entre les banques et les chefs d’entreprise.
Par contre, je peux vous dire que les faire à la main, c’est chronophage et irréaliste quand on se bat au quotidien pour pérenniser son activité.
Et cela n'a pas été un frein ?
Au contraire, j’ai constaté que les logiciels de comptabilité permettaient de gagner du temps, mais ils peuvent être hermétiques pour ceux qui n’ont pas la formation adéquate. Un chef d’entreprise n’est pas un comptable et inversement.
« Je ne sais pas, il faut voir avec mon comptable »
Finalement, ce qui était un frein devient une opportunité : développer un outil simple qui permettra d’offrir des données lisibles et accessibles afin de proposer aux entrepreneurs, et aux investisseurs, un document fiable, clair et adapté à leurs besoins. C’est l’acte de naissance de Drivn.
Drivn, c'est finalement une réponse aux problématiques que vous avez identifiées ?
Disons qu’avec le recul, je l’analyse comme cela, mais au début, Drivn est plutôt une évidence. Mon père disait souvent et je l’entends encore régulièrement quand je rencontre un prospect : « Je ne sais pas, il faut voir avec mon comptable ».
Dans le même temps, tout s’est accéléré : les logiciels, puis la digitalisation et maintenant l’IA viennent révolutionner le métier de comptable. Drivn est une solution hybride capable aussi bien de répondre aux besoins d’un chef d’entreprise qu’à ceux d’un cabinet de conseil voulant utiliser notre solution en marque blanche.
Pour moi, il y a un fait qui s’impose à nous : un chef d’entreprise ne peut pas dire à un client ou à son banquier « Je ne sais pas, il faut demander à mon comptable ». Il est donc nécessaire de leur donner les outils qui leur permettent d’obtenir les différentes données rapidement et simplement dans des documents accessibles : le vocabulaire technique de la comptabilité, par exemple, doit s’adapter à celui de l’entreprise.
Au lieu de parler d’actif ou de passif, pourquoi ne pas lui parler de « ce qu’il possède » et de « ce qu’il doit » ? Chez Drivn, la simplicité est notre credo.
Pourquoi avoir choisi le nom Drivn ?
Choisir un nom, ce n’est pas simple ! Je pense que tous les entrepreneurs vous le diront. J’ai cherché dans le champ lexical de notre cœur de métier. J’ai compilé un maximum de termes comprenant « data » et, finalement, j’ai trouvé Data Reporting qui colle parfaitement à ce que nous faisons, mais, pour moi, commercialement, c’est trop plat. C’est le nom de notre raison sociale.
Le terme « piloter son entreprise » porte plus de sens, mais en français, c’est un peu long. En anglais, j’aimais bien le verbe « drive » pour son dynamisme, mais c’est trop usuel et puis cela peut porter à confusion sur notre métier. J’ai conservé le verbe anglais tout en cherchant un nom de domaine disponible.
Parmi ceux-là, Drivn s’est révélé, car il a de l’allant, une sonorité anglaise tendance, il ne prête pas à confusion : piloter, c’est bien plus que conduire, et c’est ce que permet Drivn. Et puis, nous sommes en train d’intégrer Copilot, l’IA de Microsoft, dans notre solution. On reste dans la sémantique !
Quelles sont les valeurs qui portent Drivn ?
Je ne sais pas si c’est une valeur, mais je dirais la simplicité. C’est le fil d’Ariane qui va de la conceptualisation à la relation avec nos clients, sans oublier, bien sûr, le développement. Si on s’aperçoit que notre solution n’apporte pas de la simplicité, on arrête et on cherche une meilleure façon de faire.
Une autre valeur cardinale pour Drivn, c’est le pragmatisme : nous sommes des chefs d’entreprise, nous ne nous nourrissons pas de plans sur la comète, mais de réalisme. C’est pour cette raison que Drivn est capable de s’adapter à la plupart des typologies d’entreprises.
Et pour terminer, je parlerais d’authenticité et de loyauté. C’est personnel, mais je ne peux pas travailler avec des personnes dépourvues de ces valeurs. Clairement, et je vous le dis pour que cela soit écrit noir sur blanc, Drivn doit faire gagner de l’argent à ses clients. Un expert-comptable qui utilise Drivn en marque blanche doit faire une plus-value. Si ce n’est pas le cas, il se désabonne. Tout simplement. C’est la raison d’être de ce dernier.
Notre engagement auprès de nos clients est plus que concret, il est profondément humain.
Un abonnement nous oblige. Je ne veux pas vendre une solution et me retrouver face à un client qui ne l’utilise pas. Je ne sais pas m’en laver les mains. L’abonnement est une garantie pour nos clients et pour nous, c’est un engagement simple, concret et authentique.
Et pour finir, qu'est-ce qui vous anime ?
Disons que chacun d’entre nous est porté par quelque chose qui le tient, qui lui permet de garder le cap dans les moments les plus difficiles et si c’est vrai dans la vie, cela l’est tout autant dans celle d’une entreprise. Derrière chaque entreprise, il y a un homme ou une femme.
Travailler dans une entreprise et travailler comme Drivn pour d’autres entreprises, c’est aussi s’inscrire dans une histoire. Nos clients, quand ils s’abonnent aux services Drivn, entrent dans notre histoire et pour nous c’est un gage de confiance et donc de responsabilité. C’est un lien entre deux entités qui se tissent un destin commun.
Cet aspect émotionnel est crucial pour moi ; c’est une partie intégrante de notre travail. Notre solution est virtuelle, mais notre engagement auprès de nos clients est plus que concret, il est profondément humain. C’est cet engagement qui nous anime au quotidien.



